à la source

CREATION 2025 !

en avant premières les 2 & 3 mai à Montreuil Bellay (49)
Première : samedi 24 Mai à l’étang des Loges (La Breille les Pins, 49)

spectacle musical / tout public à partir de 9 ans
durée : environ 1h15

Conte, chant, violon : Céline Verdier
Composition musicale, marimba, percussions : Frank Quintard

Mise en scène : Alice Geairon
Scénographie, construction décor : Pierrick David, le Recyculteur
Régie générale : Isabelle Ardouin & Jérôme Pinçon

Graphisme : Eléonore Fines
Administration/Production : Association Pour ma Pomme

Ce spectacle a été réalisé en co-production avec le Parc Naturel Régional  Loire Anjou Touraine

Pour la création du spectacle musical à la source, Céline Verdier & Frank Quintard mettent en voix et en musique les récits de personnes qui vivent au quotidien en des lieux imprégnés
par la présence de l’eau, aujourd’hui menaçante ou menacée
  

 

Nota bene
à la source est aussi proposé en trois épisodes distincts accompagnés de divers supports de médiation à décliner selon les contextes  :
la Java du petit Marais (et autres rivages), le Chant de l’Etang, une Marche Forestière

 durée de chaque épisode : environ 35 minutes

«Venez, ô mes amis, dans le clair matin, chanter les voyelles du ruisseau ! Où est notre première souffrance ? C’est que nous avons hésité à dire. Elle est née dans les heures où nous avons entassé en nous les choses tues. Le ruisseau vous apprendra à parler quand-même malgré les peines et les souvenirs (…).
Il vous dira, à chaque instant, quelque beau mot tout rond qui roule sur les pierres. »

Gaston Bachelard, L'Eau et les Rêves

 En quelques mots

Céline Verdier & Frank Quintard mettent en voix et en musique les récits de personnes qui vivent au quotidien en des lieux imprégnés par la présence de l’eau, aujourd’hui menaçante ou menacée.

Le duo invite l’audience à embarquer en musique pour une quête bien téméraire : celle d’une source imaginaire, originelle, atemporelle, une source qui alimenterait toutes les autres. 

Les compositions originales pour marimba, violon et voix délivrent le caractère de chaque étape de cette remontée fictive, en immersion dans des fresques sonores aux accents et couleurs vives et variées des femmes et des hommes qui se sont exprimés lors des collectages.

Ce cheminement « géosophique » s’avère bordé de paradoxes, entre nostalgie et joie de vivre, constats alarmants et souvenirs châtoyants, découragement, humour et audace acharnée… 

Miroir moins que frisson.. à la fois pause et caresse, passage d’un archet liquide sur un concert de mousse

Paul Claudel, L'oiseau noir dans Soleil Levant

TROIS FRESQUES MUSICALES ET NARRATIVES : DU PAYSAGE FAMILIER AU SAUVAGE

Situés au long de cette remontée à la source, trois types de paysages se succèdent : prairies et marais proches de grandes rivières, étang, forêt. De ces paysages émergent les récits choisis et pièces musicales empreintes des trois lieux où se sont déroulé les collectages.
Java du Petit Marais, Chant de l’Étang, Marche Forestière : chacune de ces pièces évoque avec sa propre tonalité ou son mode, la destinée d’un ou plusieurs personnages, et leurs façons contrastées d’habiter et de se mouvoir avec leur habitat. Stagnation, danse, isolement, rêverie, quête et arpentages. Tous et toutes se retrouvent à un moment donné au bal : bal-fantôme ou bal-clandestin. Ou bien au bal-guinguette du dimanche.

INTERMÈDES ET CONTREPOINT

Quelques éléments viennent border, créer des ruptures rythmiques lors de ce cheminement :
En guise d’intermèdes : un duo bovin, témoin renversant de l’activité humaine, un robinet d’où coule un flot de paroles, un jeu d’enfant qui tourne mal.
Le contrepoint fait entendre entre les notes cristallines d’un petit piano mécanique, l’histoire d’une nouvelle-née sauvée en buvant l’eau d’une source.
À la fin du spectacle, artistes et spectateurs ont le temps de parler ensemble et de se désaltérer selon les circonstances

LA NORIA — UNE GUIDE TRAGI-COMIQUE

Inspirée par la mécanique derviche de cette roue à godets ancêtre du moulin à eau, la voix de la Noria s’élève comme un chant épique, une enquête, tantôt burlesque, tantôt grave, bouillonnante.

Noria de Hama, Syrie

La Noria recueille ses impressions au flot des paroles humaines pour les distribuer vers un cheminement élaboré qui introduit et ponctue l’ensemble du spectacle : une remontée à la source. Lieu fragile et puissant où jaillit ce qui abreuve et relie dans le grand cycle de vie et de mort. Les êtres nommés : humains, animaux, végétaux, minéraux.
Sa parole à la lisière du chant, sauvage, débordante, encombrante, mystérieuse, est animée par les flux sonores et musicaux des percussions et du marimba — allégorie de l’eau. La Noria, incarnée par la musicienne-conteuse aux accents clownesques, pourrait bien être une descendante d’une très ancienne divinité de la guerre et de la poésie, du temps d’avant la grande séparation de l’Humain avec la Nature.

 


Déjà la cascade fracasse et le ruisseau balbutie…

Gaston Bachelard, L'Eau et les Rêves